Spirited Away

Pour ce premier billet, je souhaite parler d’un film qui m’a profondément marqué, tant par sa réalisation que par sa musique. En effet, le voyage de Chihiro, du célèbre Hayao Miyazaki, associe parfaitement l‘orchestre de Joe Hisaishi à l’animation japonaise tout droit sortie des studios Ghibli.

Synopsis

 

Suite à leur déménagement, un couple et leur jeune fille, Chihiro, roulent vers leur nouvelle maison. Ils s’égarent en chemin et arrivent devant un mystérieux tunnel qui effraie Chihiro mais intrigue ses parents. En le traversant à pied ils se retrouvent, tous les trois, sur des collines en bordure de mer et découvrent ce qu’ils pensent être un ancien parc à thème abandonné.

Envoutés par les odeurs de nourriture appétissante du parc, les parents de Chihiro s’installent sur la devanture d’un restaurant désert rempli de plats délicieux pendant que leur fille explore la ville. Lorsque soudainement la nuit tombe, des ombres étranges apparaissent un peu partout et se mettent à animer les rues. Effrayée, Chihiro retourne auprès de ses parents et découvre avec horreur qu’ils se sont transformés en cochons.

Coincé dans cet univers étrange dans lequel les humains ne sont pas acceptés, le corps de Chihiro commence à disparaître. C’est alors que le jeune et mystérieux Haku vient à son secours en lui faisant avaler un remède. Afin de s’intégrer à ce monde, qui s’avère être un lieu de repos et de détente pour les esprits, Chihiro va devoir travailler durement dans le bâtiment des bains, dirigé par la vieille sorcière Yubaba, pour tenter de venir en aide à ses parents. Ce bâtiment étrange est habité par une multitude d’êtres fantastiques qui vont tour à tour aider ou empêcher Chihiro de redonner un aspect humain à ses parents.

 

Bande d’annonce

 

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Mon avis

 

De mon point de vue, le studio Ghibli sort ce qu’il y a de mieux au regard du cinéma d’animation international, mis à part quelques Pixar. Et parmi les chefs-d’œuvre de ce studio, le voyage de Chihiro surpasse les autres réalisations des dix dernières années. En tachant de rester objectif, malgré mon attachement pour ce film, parlons des éléments composant celui-ci. Tout d’abord, et ce malgré l’âge du film, sorti en 2001, les graphismes sont irréprochables et hauts en couleurs. En effet, les graphistes ont réussi à construire un univers atypique où esprits et divinités côtoient les êtres humains, dans le cadre d’un bâtiment de bain. Nous sommes ainsi très rapidement plongés à l’intérieur d’un univers merveilleux où les personnages principaux deviennent vite attachant.

Le scénario, très épuré, nous permet de nous concentrer d’avantage sur le ressenti du moment présent à l’écran sans avoir trop à « penser ». Toute fois, de nombreuses petites péripéties donnent du corps au film et permettent d’intégrer progressivement de nouveaux personnages et une nouvelle quête à la jeune héroïne.

De plus, se cache, comme derrière la plupart des œuvres de Miyazaki, une critique intéressante de notre société. Nous pouvons rapidement nous rendre compte que l’établissement des bains n’est autre que la projection de la société moderne et surtout du monde du travail. On peut y découvrir une Yubaba tyrannique et avide d’argent et de profit, incarnant le patronat; mais aussi des cadres intermédiaires, tels que l’intendant lui aussi victime d’avarice. On y rencontre aussi les ouvriers, les hommes grenouilles, et les Susuwatari rendus esclaves et sujets à peu d’évolution dans la société. En la plongeant dans ce monde Miyazaki lève le voile que Chihiro a devant les yeux. Jusqu’à présent elle était protégée par le cocon familial et son milieu aisé. Une critique de l’hyperconsommation des sociétés occidentales est aussi émise à plusieurs séquences du film, mais je ne m’attarderais pas là-dessus.

Les connaisseurs de la culture japonaise retrouveront aussi à travers le film de nombreuses références tant sur le plan traditionnel que sur le choix des mots (c.f VOSTFR). En effet, le réalisateur croit en la puissance des mots et en leur signification; mais que de nos jours ils perdent de leur substance car ils sont pris avec trop de légèreté et sont vidés de leur sens.

Bref, vous aurez compris mon coup de cœur pour ce film, et je vous encourage à aller le voir au plus vite.


Spirited Away Trailer HD

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